Champ d’intervention
Situations examinées
- —Réception des travaux avec ou sans réserves
- —Désordres apparents et désordres cachés
- —Fissures, infiltrations et désordres de gros œuvre
- —Défauts de conformité et malfaçons
- —Défaillance d’un élément d’équipement
- —Levée des réserves et achèvement des travaux
- —Retard ou arrêt du chantier
- —Vente ou acquisition d’un bien récemment construit
- —Assurance dommages-ouvrage et mise en cause des assureurs
Champ d’intervention
Démarche habituelle et pièces utiles
- —Contrat de louage d’ouvrage, devis et plans
- —Procès-verbal de réception et liste des réserves
- —Factures et attestations d’assurance des intervenants
- —Rapports d’expertise, constats et photographies datées
- —Correspondances avec les entreprises et mises en demeure
- —Qualification du désordre et garantie applicable
- —Vérification des délais encore ouverts
- —Mise en cause amiable des constructeurs et de leurs assureurs
- —Expertise judiciaire lorsque les constatations techniques l’exigent
Premier échange
Faire examiner votre situation
Présentez les faits essentiels, les documents déjà reçus et les éventuelles échéances. Le cabinet pourra prendre connaissance de votre demande avant de vous préciser les modalités d’intervention.
Droit de la construction
Chiffres clés & barèmes légaux
- Parfait achèvement
- 1 an
- À compter de la réception, pour les désordres signalés.
- Bon fonctionnement
- 2 ans
- Éléments d'équipement dissociables.
- Décennale
- 10 ans
- Dommages compromettant la solidité ou l'usage de l'ouvrage.
Point de départ des garanties
Fin de garantie = date de réception + 1 an, 2 ans ou 10 ans
Réception le 15 juin 2026 : décennale jusqu'au 15 juin 2036.
Tableau comparatif des textes applicables
| Règle | Délai, taux ou montant | Référence |
|---|---|---|
| Garantie de parfait achèvement | 1 an | Code civil, art. 1792-6 |
| Garantie de bon fonctionnement | 2 ans minimum | Code civil, art. 1792-3 |
| Garantie décennale | 10 ans | Code civil, art. 1792 et 1792-4-1 |
| Mesure d'instruction avant procès | Motif légitime | CPC, art. 145 |
Repères vérifiés le 15 octobre 2026 ; les exemples illustrent une méthode de calcul et ne constituent ni une moyenne ni une garantie.
En synthèse
Construction : les repères du dossier
| Point à vérifier | Repère | Pièces et éléments utiles |
|---|---|---|
| Réception des travaux | Acte fondateur des garanties : avec ou sans réserves, elle conditionne les suites. | Procès-verbal de réception, réserves, échanges avec l'entreprise. |
| Garantie applicable au désordre | Parfait achèvement, bon fonctionnement ou décennale selon la nature et la date du désordre. | Contrat de louage d'ouvrage, rapport ou constat, photographies datées. |
| Attestations et assurances | À vérifier dès la mise en cause : décennale des intervenants et dommages-ouvrage. | Attestations d'assurance, déclarations de sinistre, réponses de l'assureur. |
| Preuve et datation du désordre | À constituer avant que les éléments ne disparaissent. S’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir avant tout procès la preuve de faits dont peut dépendre la solution du litige, des mesures d’instruction légalement admissibles — expertise, constat — peuvent être ordonnées, sur requête ou en référé (article 145 du code de procédure civile). | Factures, devis, rapports techniques, courriers et mises en demeure. |
| Délais et mise en cause | Le point de départ varie selon la garantie ; à vérifier avant d'agir. | Chronologie du chantier, de la réception et des démarches déjà engagées. |
Repères mis à jour le 12 octobre 2026. Les délais variables ne constituent ni une moyenne ni une garantie.
Ancrage territorial
Juridictions d'intervention habituelles du cabinet
Installé à Paris (17ᵉ arrondissement) et inscrit au Barreau de Paris, le cabinet plaide principalement devant les juridictions suivantes.
Tribunal de commerce de Paris
Litiges entre commerçants, impayés et procédures collectives relevant des juridictions commerciales.
Tribunaux judiciaires de Paris et d'Île-de-France
Paris, Nanterre, Bobigny, Créteil et Versailles : baux commerciaux, expulsions, recouvrement devant l'ordre judiciaire.
Cour d'appel de Paris
Voies de recours contre les décisions rendues par les juridictions parisiennes.
Cette liste est indicative : elle reflète les juridictions devant lesquelles le cabinet intervient le plus souvent. La juridiction compétente dépend de règles précises (siège du défendeur, situation du local, clause éventuelle du contrat), appréciées dossier par dossier. Avocat inscrit au Barreau de Paris, Maître Tapiero peut également intervenir devant d'autres juridictions en France lorsque le dossier le requiert.
Questions & réponses
Questions fréquentes
Repères chiffrés
Le saviez-vous ?
Trois garanties légales encadrent les désordres de construction après la réception des travaux ; leurs durées et leur objet sont fixés par le code civil.
- 10 ans
- de responsabilité de plein droit du constructeur pour les dommages qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou le rendent impropre à sa destination.La garantie décennale court à compter de la réception des travaux et bénéficie également aux propriétaires successifs de l'ouvrage (article 1792 du code civil).Légifrance, article 1792 du code civil (responsabilité décennale, texte en vigueur en 2026)
- 1 an
- de garantie de parfait achèvement : le constructeur répare tous les désordres signalés lors de la réception et ceux qui se révèlent dans l'année qui suit.Elle se met en œuvre par simple mise en demeure du maître d'ouvrage, sans discussion préalable sur la gravité du désordre (article 1792-6 du code civil).Service-Public.fr, fiche « Garanties après la réception des travaux » (vérifiée le 25 septembre 2026)
- 2 ans
- de garantie de bon fonctionnement pour les éléments d'équipement dissociables de l'ouvrage, c'est-à-dire enlevables sans le dégrader.Le contrat peut allonger cette durée. Les éléments faisant partie intégrante de la construction, comme la toiture ou les murs porteurs, relèvent en revanche de la garantie décennale (article 1792-3 du code civil).Service-Public.fr, fiche « Garanties après la réception des travaux » (vérifiée le 25 septembre 2026)
Ces repères sont nationaux : les durées sont fixées par la loi et ne préjugent ni de la garantie applicable à votre désordre, ni de l'issue d'un dossier. La source et l'article visé figurent sous chaque durée.
Prévention
Les erreurs classiques à éviter
Attendre trop longtemps
Une fois la prescription expirée, le droit d'agir est en principe éteint : 2 ans pour un professionnel qui agit contre un consommateur (art. L. 218-2 du Code de la consommation) et 5 ans entre commerçants (art. L. 110-4 du Code de commerce), sous réserve d'exceptions et du point de départ. Une mise en demeure simple n'interrompt pas à elle seule la prescription.
Se contenter de relances téléphoniques
Sans trace écrite probante — lettre recommandée avec avis de réception, acte délivré par un commissaire de justice —, il est difficile d'établir la réalité et la date de vos démarches. Conservez une trace écrite de chaque relance.
Agir sans avoir vérifié la solvabilité du débiteur
Une décision favorable ne garantit pas son encaissement. Vérifier au préalable la situation du débiteur (immatriculations, privilèges, antécédents de paiement) permet d'éviter des frais de procédure inutiles.
Rédiger ou signer un bail commercial sans examen juridique
La clause résolutoire, prévue par le bail, permet d'obtenir la résiliation de plein droit un mois après un commandement demeuré infructueux (art. L. 145-41 du Code de commerce), sous le contrôle du juge. Sans clause conforme, la résiliation suppose une décision du juge, ce qui allonge la procédure.
Lexique
Les termes juridiques à connaître
- Commissaire de justice
- Officier public et ministériel issu de la fusion des huissiers de justice et des commissaires-priseurs judiciaires ; il signifie les actes et procède à l'exécution.
- Référé
- Procédure rapide permettant d'obtenir une décision provisoire du juge dans les cas prévus par la loi.
- Secret professionnel
- Obligation de l'avocat de ne pas divulguer les informations confiées par son client, en toutes matières.
FAQ mise à jour : 12 octobre 2026 · Tapiero Avocats
Suivi éditorial
Historique de révision et fraîcheur des contenus
Les pages de ce site sont rédigées, relues et actualisées régulièrement, pour tenir compte de l'évolution des textes et des pratiques.
- Création initiale
- Septembre 2026
- Dernière révision
- 12 octobre 2026 — actualisation des contenus et de leurs repères (statistiques, encadrés pratiques)
- Prochaine vérification programmée
- Janvier 2027
Ces dates portent sur la rédaction et la vérification des contenus du site, et non sur un dossier particulier. Le droit évoluant, les informations générales publiées restent à confronter à votre situation.
Sources officielles
Textes et données de référence officiels
Les informations juridiques citées sur ce site renvoient à des sources publiques que chacun peut vérifier.
- Légifrance
Le service public de la diffusion du droit : consulter le texte complet des lois, codes et décrets cités sur ce site.
- Infogreffe
Vérifier les données d'immatriculation d'une entreprise (extrait Kbis, registre du commerce et des sociétés, procédures collectives).
- Annuaire des avocats de France — Conseil national des barreaux
L'annuaire officiel de la profession, établi par le Conseil national des barreaux : vérifier l'inscription au tableau d'un barreau.
Ces liens pointent vers des services publics ou organismes officiels, ouverts dans un nouvel onglet. Le cabinet n'exerce aucun contrôle sur leur contenu : ils sont proposés à titre d'information complémentaire et ne remplacent pas l'analyse de votre situation.
Ce contenu présente des informations générales vérifiées à la date indiquée. Les règles peuvent évoluer ou dépendre des circonstances. Il ne remplace pas l'analyse d'un avocat.
Pour aller plus loin
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